Mélissa métisse d'Ibiza vit toujours dévêtue.

Mélissa métisse d'Ibiza vit toujours dévêtue.
#

J'insère la clef dans la serrure, je tourne, je pousse la porte, et je pose mes valises dans cet appartement virtuel vide. Oh, je me connais, il sera bientôt très bordélique, avec des phrases dans tous les coins et dans tous les sens.
N'enlevez pas vos chaussures, faites comme chez vous, toutes proportions gardées, et mettez-vous à l'aise.
Vous ne serez certainement pas désorientés par ce nouveau chez moi, il ressemblera fort à mes anciens blogounets.
Ce premier article est toujours désespérément creux, je n'ai jamais été très douée pour les discours, mais je n'aime pas me lancer de but en blanc, il faut un petit article de latence, juste histoire de marquer le début, alors je dirai juste bienvenue chez moi, pour la première, deuxième, troisième ou quatrième fois.
Bon séjour.

* ©
# Posté le mardi 13 mai 2008 05:38
Modifié le mardi 13 mai 2008 07:02

Heartache every moment.

Heartache every moment.
#

Sous de lourds rideaux moirés, dans une salle de théâtre déserte au parquet qui grince, deux corps s'ébattent sur un fauteuil de velours rouge.
Les poignets liés, un foulard de soie en guise de baillon, une jouvencelle se montre obéissante sur le lit de à baldaquin de Marie-Antoinette.
Dans une rue déserte, à la nuit tombée, une jeune femme en trench demande une cigarette à deux mafieux qui l'emportent.
Projections.
Sur les dunes bosselées, derrière les hautes herbes, du sable partout, un couple réinvente la levrette improvisée.
Colchiques dans les prés, coquelicots dans les champs, deux pucelles s'amourachent en découvrant leur corps, sous les jupons fleuris.
La voiture est arrêtée, les portières fermées à clef, il fait sombre dans cette forêt, la fermeture éclair glisse et se propage sous la ceinture l'odeur du gloss à la fraise.
Scénarii.
L'ascenseur s'immobilise, l'inconnu s'inquiète, ou le prétend, la lumière s'éteint, la femme a peur, il la rassure à sa manière.
Deux cousins, une cousine, couchés dans le même lit, quelle inconscience, jouent à pousser toujours un peu plus loin le vice et le bouchon.
Toile de tente, l'air est moite, sur les torses roulent la sueur salée, une fille à peine pubère observe à la dérobée ses camarades de colonie.
Fantasmes.

* ©
# Posté le mardi 13 mai 2008 05:56

Résidus.

Résidus.
#

Moi, je ne lave pas mon intimité comme je lave mes pieds. / Nous étions dans une roulotte et nous mangions des hérissons. / Le fait que notre partenaire sexuel ait des rayures ne signifie pas que l'on est au zoo en train de se taper un zèbre, ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour notre santé mentale. / Mon petit chat fait miaou miaou miaou miaou miaou miaou miaou miaou miaou quand il veut du mou. / C'est une très bonne question; je te remercie de me l'avoir posée. / Je suis assez nombreuse pour me tenir compagnie. / Tu connais tes tables de multiplication, toi? / Feminists peel carrots. / It's a teenage dream, all wrapped in pink and dotted with hearts. / Si les fesses étaient le siège du cerveau, la sodomie provoquerait des maladies mentales. / La vie est courte comme mon sexe, plate comme mon ex, triste comme mes textes. / En vous appuyant sur le champ lexical de l'enfermement vous soulignerez la terreur dans le regard du narrateur... / Vêtue seulement de l'ombre des feuilles. / I couldn't awake from the nightmare, it sucked me in, pulled me under, pulled me under... / Du romantisme avec des vrais morceaux de sentiments dedans. / Je te retourne et je te regarde pas. / J'ai perdu les eaux puis je suis garée en double file. / Toute personne prônant la haine ou l'intolérance sur ce site se verra bannir sur simple demande d'un membre à un administrateur, ceci sans aucun préavis. / Moi quand mon coeur déborde, j'cache mes yeux dans mon pull... / Je suis une allumeuse, un vrai petit briquet. / Tu sais tout tu sais rien c'est pareil c'est en vrac. / Je voudrais tant sucer le jus de tes fontaines et y boire à longs flots le vin des voluptés. / Nymphette interlope papillotant à travers le masque de la jeune prostituée prosaïque. / Elle emporte avec elle ses pensées secrètes, ses drapés, ses dentelles, ses cendres de cigarette. / Je vous aimais d'une affection dont aucune espérance de plaisir charnel ne venait déconcerter la sagacité sensible. / Si tu lui dis je t'aime quand elle te demande du feu, si elle a la migraine dès qu'elle est dans ton pieu... / L'on bavasse, l'on spécule, mais quand est-ce qu'on s'e...mbrasse? / C'est en secret le corps d'une ombre qui m'enivre à contre-coeur. / Vous êtes anorexique par choix ou par effet de mode? / Je vais et je viens, entre tes reins, je suis un homme, je suis un homme, quoi de plus naturel en somme... / Les chips à la mayonnaise, c'est bon c'est bon c'est bon, mais c'est calorique...! / Des seins disproportionnés accolés à une tête d'enfant péroxydée, le fantasme de l'hétérosexuel de base quoi... / Noie ta rage enfant sage dans l'eau sale de tes songes. / Bidule conceptuel, décrépitude minimaliste, genre musique blasée de fin de soirée, ou matinée alcoolique... / Je ne devais être qu'un très bon pote pour toutes ces filles qui n'ont pas pris note de mon charme indéfinissable... / La musique est quand même le seul art où tu peux t'offrir un pur génie pour le même prix qu'un gros nase. / Avez-vous déjà profité de quelqu'un pendant qu'il était ivre, drogué, ou momentanément handicapé? / Et plus personne ne me verra regarder sous les jupes des filles... / Le cou se plie et roule et cette fois les mains en cherchant trouvent d'autres mains, d'autres doigts. / In your room, where time stands still, or moves at your will, will you let the morning come soon, or will you leave me lying here...? / Il lui a raconté comment un documentaire animalier lui a fait comprendre les femmes. / Beau comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d'une machine à coudre et d'un parapluie. / Ils disposent de moi comme d'une putain si bien que j'ignore quand est-ce que je suis moi et quand est-ce que je putasse. / Découvrez la seule innovation technologique sur laquelle vous pourrez enfin faire pipi. / Sa froideur de façade dissimule si bien son ravissement intérieur qu'on pourrait presque en inférer qu'elle tire la gueule. / Je ne suis pas une fille facile, mais je suis très conciliante, quand même. / I am a travesty, in bad makeup and someone else's clothes, used glitz. / Oui j'suis l'otage de ma tête tout c'que j'vois par la fenêtre déménage dedans. / Mais ça fait froid au coeur et ça rend méchant un réfrigérateur... / Bring chocolate cigarettes to the cemetary tonight. / C'est combien en moyenne le diamètre moyen chez une bite? / Après un faux départ il y a toujours un deuxième départ. J'ose y croire. / Ne pas consommer en cas d'allergie à la moutarde. / Ils réalisaient une cohésion qu'on ne peut guère obtenir en général qu'avec de la matière morte. / J'ai découvert que j'bandais pour les hermaphrodites. / Quand tout se mélange, ça donne un goût étrange... / She's the fucky fucky sucky sucky tiger. / Si le sol était jonché de bites, tu marcherais sur le cul. / Je fais pas la tête, pourquoi tu dis que je fais la tête, j'aime pas quand on me dit que je fais la tête alors que je fais pas la tête, ça me donne envie de faire la tête... / Take off your clothes, make up your mind. / Les fleurs s'ouvrent lentement.

* ©
# Posté le mardi 13 mai 2008 07:25

Boire ou bander il faut choisir.

Boire ou bander il faut choisir.
#

Je suis de bonne humeur parce que mes ongles sont tous fraîchement vernis en bleu électrique et parce que de ma fenêtre ouverte je vois passer plein de chauves au crâne brûlé par le soleil, à chacun ses petits plaisirs me direz-vous.
Je mériterais une médaille, un trophée, trois lignes dans le Guinness Book des Records, j'ai "steppé" latéralement pendant vingt minutes dans la fournaise, c'est dur mais j'ai des belles baskets, ultra private joke dans la mesure où je suis la seule à connaître la référence, ce n'est pas grave, je me rigole, avec alternativement "Papillon de Lumière" et "Big Bisou" dans la tête. Je m'en donne, du mal, pour rester finalement petite, plate, molle, avec un peu de culotte de cheval et de cellulite, mes efforts voudraient que je sois mieux calibrée que cela. (Mais la logique voudrait que j'arrête de m'abattre sur les petits gâteaux d'apéritif comme la misère sur le monde à chaque fois qu'un bol rempli me passe sous le nez si je veux cesser d'accumuler diverses petites disgrâces.)
Tout cela me fait penser à une chanson de Yelle.
Sourire.
Article inutile.
Tant pis.

* ©
# Posté le mardi 13 mai 2008 11:25

Les lutins sont tous des cons.

Les lutins sont tous des cons.
#

"Il pleut sur la ville comme il pleut sur mon coeur et tu ne m'aimes plus..."
Mais si patate je t'aime.
Je t'aime tout rond.
Je ne comprendrai jamais pourquoi je vois passer de temps en temps des gens, en bas, avec une assiette pleine à la main, se balader avec une gamelle de spaghetti dans la rue, ce n'est tout de même pas commun, en tout cas cela m'échappe, aujourd'hui le contenu vu de ma fenêtre ressemblait à du boeuf bourguignon, mais je ne jurerais de rien. Y aurait-il un restaurant clandestin dans mon quartier, disposant de serveurs en civil?
C'est vrai qu'il pleut, comme me l'a fait remarquer ma moitié de manière plaintive, mais cela ne m'a pas empêchée d'aller m'acheter ma dose de Coca Cola Light à la noix de coco, désolée Gladys, je n'ai pas renoncé à cette drogue nocive malgré tes invectives, et au Spar je me suis vue gratifiée par un groupe de neuneus de mon premier "Tokio Hotel" grr, et à mon avis ce ne sera pas le dernier. Il est vrai que mon maquillage est noir, et que mes cheveux ont l'air de l'être aussi, avec cette coloration stupide qui était censée être violette. Vivement qu'elle perde de sa darkitude et qu'elle se violinise au fil des lavages.
Ce temps est parfait pour relire mes "Paradise Kiss", et quand je serai riche je m'offrirai les cinq derniers tomes de "Nana", je suis retombée dedans le week-end dernier. (Et quand je serai multimillionnaire je m'achèterai toutes les robes BCBG Max Azria. C'est beau de rêver.)
Tiens, une dame avec des escarpins orange vif. Très assortis à la pluie, je n'en avais jamais vu de cette teinte.

* ©
# Posté le jeudi 15 mai 2008 09:39